Histoires de Carbone
Cycle du carbone
Des solutions ?
Signé par 84 pays en 1997 au Japon, le protocole de Kyoto est sans aucun doute le point de départ d’une prise de conscience mondiale sur la situation environnementale et symbolise la nécessité de réduire l’influence des activités humaines sur l’écosystème planétaire.
L’un des objectifs du protocole de Kyoto est la diminution (de 5 % par rapport à 1990 d’ici 2012) des émissions de gaz à effet de serre, avec une attention particulière au dioxyde de carbone. Ainsi, les rejets de gaz à effet de serre des industries sont plafonnés et tout dépassement est sanctionné par une amende. Des permis d’émission existent permettant de vendre ou d’acheter des droits à l’émission de CO2.
En pratique, l’étape Kyoto, certes nécessaire, n’est pas suffisante pour combattre le dérèglement climatique occasionné. En effet, d’une part, certains pays signataires (USA, Australie) ne respectent pas leurs engagements et, d’autre part, la réduction réellement efficace des gaz néfastes devrait plutôt atteindre les 50 %. Les quotas de CO2 émis sont souvent dépassés et la trop grande flexibilité dans le contrôle et les sanctions ne font pas évoluer la situation suffisamment rapidement et concrètement.
Un autre fait important est que les pays industrialisĂ©s doivent s’engager les premiers dans la maĂ®trise des Ă©missions des gaz Ă effet de serre, de manière suffisamment crĂ©dible pour rallier les pays en dĂ©veloppement.
L’utilisation de biocarburants et de biocombustibles est une voie choisie pour rĂ©duire les Ă©missions de dioxyde de carbone.
Comme le CO2 constitue le principal gaz responsable des perturbations du cycle du carbone et du climat, quelques idées ont fait surface pour tenter de maîtriser l’augmentation du CO2. Ainsi, la capture chimique et la séquestration du CO2 sont des technologies proposées pour répondre au problème des rejets industriels de CO2.
La capture repose sur le traitement des fumĂ©es de combustion par des procĂ©dĂ©s de post-combustion, oxy-combustion et prĂ©-combustion. Les verrous principaux restant Ă lever au niveau de l’Ă©tape de capture sont essentiellement les coĂ»ts (investissement, opĂ©ration) des diffĂ©rentes technologies, ainsi que la demande Ă©nergĂ©tique qui sous-entend des Ă©missions de CO2…
Le stockage gĂ©ologique de CO2 est envisagĂ© dans des gisements d’hydrocarbures Ă©puisĂ©s, dans les nappes aquifères ou dans les ocĂ©ans. On estime Ă 10 000 milliards de tonnes de CO2 la capacitĂ© de stockage de ces rĂ©servoirs. Les principaux verrous restant Ă lever au niveau du stockage sont essentiellement d’assurer l’intĂ©gritĂ© du stockage sur des pĂ©riodes de temps longues (1 000 Ă 10 000 ans), pour, d’une part, empĂŞcher que le CO2 ne rejoigne l’atmosphère et, d’autre part, pour assurer la sĂ©curitĂ© des populations environnantes et des Ă©cosystèmes locaux.
