Le carbone sous toutes ses formes
Charbon actif
Un peu d’histoire...
Les premières utilisations de charbon actif ont été décrites bien avant 1550 ans avant J.C. sur un papyrus égyptien et bien plus tard vers 400 ans avant J.C. par Hippocrate, principalement pour un usage médicinal.
Au XVIIIième siècle, les « charbons actifs » issus de sang, de bois et d’os étaient employés pour la purification des liquides par filtration ou sédimentation. Ces matériaux carbonés étaient les précurseurs d’adsorbants et étaient exclusivement sous forme de poudre. Au début du XIXième siècle, les propriétés décolorantes de la poudre d’os calciné sont utilisées dans l’industrie sucrière.
Au début du XXième siècle, les premiers procédés ont été développés pour produire à l’échelle industrielle du charbon actif répondant aux exigences des applications visées. Ainsi, les méthodes de fabrication s’améliorent et certains procédés sont mis au point pour augmenter les performances de ces matériaux : activation par vapeur d’eau (Ostreijko, 1990 et 1991) et activation chimique (Bayer, 1915).
Durant la première guerre mondiale, l’activation par vapeur d’eau de charbon issu de noix de coco a été appliquée aux Etats-Unis pour fabriquer des filtres de masques à gaz.
Une compagnie américaine réussit par la suite à produire du charbon actif en grain à hautes performances mécaniques. C’est le départ d’une utilisation industrielle en continu.
De nombreux progrès ont été obtenus sur l’optimisation de ces matériaux carbonés, aussi bien au niveau de leur fabrication (origine, contrôle de la taille des pores, mise en forme) que de leur régénération.
